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Après la procédure de divorce, si les deux exs parviennent à se mettre d’accord en ce qui concerne la garde de l’enfant ou bien si le juge a statué en la faveur d’un parent ou d’un autre, il n’est pas rare que le droit de visite soit par la suite demandé par ce dernier. Il s’agit en effet de la période pendant laquelle le ou les enfants passent du temps avec le parent qui n’a pas obtenu la garde et avec lesquels ils ne résident donc pas. Vous pouvez néanmoins demander à annuler ce droit de visite si vous avez des raisons valables.

Quand le droit de visite est accordé

             Lors de la séparation, il existe différents moyens de procéder, surtout en ce qui concerne la garde des enfants. Bien évidemment, il n’y a rien de mieux que de convenir d’un accord à l’amiable, car quand vous décidez de faire statuer le juge, l’affaire se complique généralement. Je vous recommande ainsi de mettre vos différends de côté et de penser à vos enfants avant tout.

             Vous devez quand même savoir que le juge a encore un droit de véto sur la décision que vous aurez prise entre vous deux. En effet, il peut homologuer ou pas l’accord en fonction de son jugement, à savoir s’il estime ou pas que cela soit convenable pour votre enfant.

             Si vous n’arrivez pas à vous mettre d’accord, ce sera le juge aux affaires familiales qui décidera à votre place des droits de visite. Les modalités classiques sont généralement d’un week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires pour le parent qui n’a pas la garde.

Quand vous voulez contester le droit de visite

             Que vous soyez le père ou la mère, sachez que vous avez le droit de contester un droit de visite si vous estimez que vous avez les bonnes raisons de le faire. Maltraitance, maladie, impossibilité de recevoir l’enfant, alcoolisme ou encore addiction à la drogue, tout ceci peut vous faire valoir de motif pour une contestation. Attention, vous devez garder en tête que ce n’est pas une procédure facile et que ce droit ne peut être refusé par le juge qu’en cas de motifs vraiment graves.

             Dès lors que vous en faites la demande, une enquête sera menée auprès du conjoint en question, ce qui permettra ainsi de déterminer si la contestation est valable ou pas. Dans le cadre de cette enquête, vous devez aussi savoir l’enfant peut être entendu en ce qui concerne lesdits problèmes et que des examens médico-psychologiques peuvent aussi être demandés.